mardi 4 mars 2014

Souviens-toi que tu es poussière... d'étoile

Oui, souviens-toi que tu es poussière d'étoile,
et que tu retournes au Père des lumières!
Voici un nouveau carême, nous te le souhaitons heureux! Saint Benoît nous recommande de le vivre dans la joie du désir spirituel.
Qu'allons nous vivre avec le Seigneur? Qu'allons vivre avec toute la communauté chrétienne?  Il fut un temps où le carême se déclinait sous le mode : pas ceci, pas cela, pas... pas... et encore pas... C'est vrai qu'il faut des limites, des mesures, mais si au lieu d'attirer l'attention sur les limites on regardait la vie qu'elles balisent. Un fleuve sans berges devient un marécage, un fleuve enfermé dans des murs n'est plus qu'une citerne, un fleuve bordé de deux berges s'appuie sur elles pour prendre son élan et gagner l'océan.
Quelle vie va jaillir, ressusciter en toi, en ces jours de carême? oui, en ces jours, tu es appelé à la vie, à la vie en plénitude, une vie de désir, d'ardente faim et soif de Dieu.
Entre le jeûne, la prière et le partage, ta vie va s'élancer... tu vas goûter le bonheur d'un Souffle Nouveau.
Ecoute la voix qui t'appelle au plus profond de toi.
Entends le chant qui monte : aujourd'hui le Seigneur t'invite, aujourd'hui il t'appelle. Avec lui entre au désert, dans la brûlure du manque, ton coeur s'ouvrira à son amour.
Avec lui, tu graviras la montagne, tu es enfant bien-aimé. Ta vie sera lumière.
Heureux carême pascal à toi 

Sr Thérèse-Marie

mardi 18 février 2014

Un seul pain

Méditation pour le mardi de la 6ème semaine du temps ordinaire (année paire)
Il y a des pages d’Évangile que nous voudrions bien pouvoir arracher… telle celle d’aujourd’hui.
Un sommet dans la littérature d’incrédulité.
 
Nous sommes dans la section de l’Évangile de Marc, dite section des pains. Elle s’achève avec le passage que nous venons de recevoir. On y trouve les récits suivants : le premier partage des pains, la marche sur les eaux, des guérisons à Génésareth, une discussion sur les traditions des pharisiens, la foi d’une païenne, la guérison d’un sourd muet, le deuxième partage des pains, le refus d’accorder un nouveau signe à ceux qui le réclament, et puis le passage d’aujourd’hui qui nous rapporte l’incompréhension totale des disciples.
Les disciples ont eu la chance de côtoyer Jésus, on peut croire que la foi leur être facile. Et bien non : ce passage est un profond et cinglant démenti. Alors que Jésus vient de mettre un terme à la discussion avec les pharisiens devant leur in-intelligence, leur endurcissement[1],… qu’il est monté dans la barque (comprenons l’église) avec les disciples, voilà que l’in-intelligence et l’aveuglement sont à bord aussi ! Et Jésus semble atteint d’une fameuse lassitude :
Pourquoi discutez-vous? Vous ne saisissez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le cœur endurci ?
Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, vous avez des oreilles et vous n’entendez pas ! Vous ne vous rappelez pas ?
 « Vous ne comprenez pas encore ? »
On a envie de dire : arrête !!! arrête Seigneur !!!
Heureusement le passage suivant sera le récit de guérison de l’aveugle de Bethsaïde.
 
Les disciples d’hier, comme nous aujourd’hui, ont eu besoin de guérir de la cécité de leur cœur, ils ont eu besoin du don de la foi. La foi est parmi les dons merveilleux que le Seigneur nous fait, et ce don demande notre accueil. La foi, il nous faut la demander tout simplement, tous les jours. Et puis la cultiver, comme une bonne semence en la terre de nos coeurs…
Et par définition la foi, ce n’est pas l’évidence. La foi, c’est une confiance sans cesse renouvelée en Celui qui est là, présent à nos vies, même si nous ne le voyons pas, ne le ressentons pas. Aussi prenons un temps de prière silencieuse, pour demander pour nous-mêmes et les uns pour les autres, ce don de la foi. Et pour l’accueillir.
 
Et nous entrerons en confiance, nous ne craindrons plus si nous sommes dans la barque avec un seul pain… pourvu que ce soit le pain essentiel : Jésus, notre Sauveur.
sr Thérèse-Marie


[1] Voir à ce sujet le petit commentaire suggestif de Noël Quesson.
 

mercredi 25 décembre 2013

Heureux Noël


 

Soleil levant,

qui vient nous visiter !

 
 

dessin réalisé par une enfant pour aider à la reconstruction

des écoles bénédictines de Tacloban et Ormoc

 
 
Voici le moment où chacun s’assied pour prendre le temps d’un courrier: échange de vœux, attention à ceux et celles qui ont marqué l’année écoulée, à ceux et celles qui sont proches, à ceux et celles qui sont loin.

         Nous voici donc, en communauté, pour vous rejoindre par ce message. Tandis que nous nous célébrons Noël, c’est le cœur marqué par les derniers événements que nous venons à vous.

         Le cœur lourd de la peine de nos frères et sœurs souffrants, proches ou lointains. Nous pensons à ceux d’entre vous qui traversez l’épreuve. Nous pensons aussi tout particulièrement au peuple philippin, marqué par le passage du typhon dévastateur.

         Le cœur émerveillé de la beauté de nos frères et sœurs porteurs de vie, d’espérance : cœur émerveillé  par la vie de Nelson Mandela, par le souffle de fraîcheur évangélique du pape François, par le courage des Philippins, par la beauté, la générosité des hommes, femmes et enfants de par le monde. Le cœur émerveillé par votre présence, votre amitié. Le cœur émerveillé par toute la solidarité qui se lève par et autour de nos sœurs bénédictines aux Philippines, autour de tant d’autres projets humanitaires. 

Souhaitons que le Seigneur poursuive l’œuvre de ses mains, et qu’ensemble nous reboisions notre humanité. Oui, puissions-nous trouver auprès du Seigneur créativité, courage et force, pour cette année nouvelle. Que notre terre tourne en harmonie avec le rêve de notre Dieu. Très belle fête de Noël à vous tous, et que l’année nouvelle vous porte joie.
 
Sr Thérèse-Marie et la communauté des bénédictines d’Hurtebise

samedi 14 décembre 2013

Pour continuer à soutenir les soeurs des Philippines

Votre prière soutient nos soeurs bénédictines et la population qu'elles tentent d'aider au mieux.

Une après midi festive est organisée au monastère d'Hurtebise, le 29 décembre, au profit des missions des soeurs bénédictines à Tacloban et Ormoc (écoles et hôpital).

à 14h30 dans l’église du monastère : UN TEMPS DE CONTES, DE CHANT ET D’INTERIORITE
avec la participation de
Florence d’Ansembourg (Chant avec kora), Etienne Mottoul (orgues) , Pierre-Paul Delvaux
( contes)
à partir de15h45 : MARCHE ARTISANAL
18h :Vêpres de la Sainte Famille

P.A.F : adultes : 8€ - enfants : 5€ - familles : 12€
Monastère d’Hurtebise – 6870 Saint-Hubert
Inscription souhaitée au 061/61 11 27
vous trouvez l'affiche de cette journée ici
Vous pouvez vous procurer au monastère, des cartes et des calendriers (dessins par des enfants de catéchèse de confirmation pour soutenir la reconstruction des écoles de Tacloban et Ormoc)

Vos dons sont toujours bienvenus pour continuer à soutenir l'oeuvre de reconstruction des personnes et des bâtiments.
Vous pouvez verser vos dons avec en communication: aide aux Philippines. 
via la banqueBELFIUS, boulevard Pacheco, 1000 Bruxelles.
sur le compte du Monastère Notre-Dame d’Hurtebise 
B. 6870 Saint-Hubert   
IBAN BE74 0680 1144 4007
BIC GKCCBEBB
Nous les ferons suivre à nos soeurs bénédictines aux Philippines.
Avec toute notre reconnaissance
 

nouvelles des Philippines

Bonjour,
vous êtes nombreux à vous soucier de la vie de nos frères et soeurs des Philippines depuis le typhon ravageur du 8 novembre dernier.
Voici quelques nouvelles des soeurs bénédictines missionnaires de Tutzing qui sont à Tacloban et Ormoc:
- depuis le 30 novembre, le toit de l'hôpital est à nouveau couvert. Un toit provisoire fait de tôles en galvanisé, mais un toit efficace qui protège le bâtiment des dégats de la pluie et du soleil. Comme elles ont pu refaire ce toit, les soeurs ont décidé de partager les tôles, pour que les familles alentour puissent aussi se refaire un toit. A cette intention elles ont commandé 6000 tôles pour les distribuer.
- un générateur de l'hôpital a pu être réparé. Aussi grâce à un don de carburant, l'électricité a pu être restaurée à l'hôpital environ 20 h sur 24. Les soeurs ont créé un petit centre à l'hôpital, où la population locale peut venir recharger les GSM, et autres appareils électroniques. Grâce au retour de l'électricité, l'eau courante peut aussi être rétablie.
- avec l'aide d'équipes médicales venues des Philippines, de Corée et des USA, 4000 personnes victimes du typhon ont pu à ce jour etre soignées gratuitement à l'hôpital. L'équipe coréenne a apporté du matériel (rayons X portable, etc...) en attendant que l'équipement de l'hôpital, complètement détruit soit renouvelé.
- Terre des Hommes (section Allemagne) leur a offert un petit camion. Avec celui-ci elles peuvent aller chercher les secours qui leur sont envoyés par l'aéroport, ou par mer. Comme elles reçoivent des médicaments et du matériel médical pour l'hôpital elles le partagent avec les autres dispensaires. Comme elles reçoivent des vivres pour l'hôpital, elles partagent avec la population locale, elles ont organisé une soupe quotidienne, distribuée devant l'hôpital pour les personnes qui n'ont rien. Avec le camion elles font des tournées pour distribuer des vivres aux populations des villages plus reculés.
- à la ferme - institut de recherche pour une agriculture durable, avec l'aide d'une autre école des soeurs de Tutzing (à Bacolod, aussi aux Philippines) qui a apporté motoculteur, semences et engrais, le nettoyage des terres et leur ensemencement a été entrepris, avec les jeunes de cette ferme-institut.
- un hectare des terres de cette ferme - institut ont été donnés par les soeurs pour y bâtir des logements pour une trentaine de famille (un village de pêcheurs complètement anéanti par le typhon). Elles ont réuni avec architecte et entrepreneur avec les familles, en vue d'une construction de petits logements en dur.
- l'école de Ormoc est moins endommagée que celle de Tacloban, il faut réparer les toitures, et renouveler le matériel qui a été endommagé.
- l'école de Tacloban est fortement endommagée, les soeurs étudient la possiblité de la rebâtir à un autre endroit, plus éloigné de la mer. Il faudra renouveler tout le matériel. Mais les soeurs sont pleine d'espérance, elles ont annoncé la reprise des cours le 15 janvier, dans du provisoire, pour que les enfants et les jeunes ne perdent pas une année, et ne soient pas cibles de prédateurs.
- avec une équipe des USA, des groupes d'enfants ont pu être constitués, dans lesquels ils peuvent échanger sur ce qu'ils ont vécu, afin de traverser le traumatisme.
- les soeurs aînées des communautés de Tacloban et Ormoc, ont pu être transférées dans la communauté de Manille, par un avion sanitaire le 15 novembre. D'autres soeurs ont été envoyées en renfort à Tacloban. Les soeurs par leur présence encourage à la population à rester à Leyte, plutôt que de partir grossir les quartiers pauvres de Manille.
M Adelaida prieure de Manille, sr Ana Maria supérieure de la communauté de l'hôpital et toutes les soeurs vous disent leur immense merci pour l'aide que vous leur faites parvenir, et pour le soutien de votre prière.

vendredi 22 novembre 2013

Du milieu du chaos, les soeurs vous disent leur reconnaissance

Jeudi 21 novembre 2013
Lettre de reconnaissance de Soeur Ana Maria Raca, OSB et des soeurs de l’hôpital « Divine Word » à Tacloban.  

Chères soeurs, administrateurs, faculté, staff, étudiants, parents, anciens élèves de nos écoles bénédictines, et amis de tous les coins du monde,

PAIX!

Voilà 12 jours que ce super typhon meurtrier a frappé et anéanti Tacloban et les régions alentour,  et c’est seulement maintenant que j’ai le temps, le courage et la force pour écrire et exprimer ma gratitude pour le jaillissement d’amour et de soutien dont vous avez témoigné pour notre peuple souffrant. Où que vous soyez, à vous, notre infinie gratitude.

La nuit avant que le typhon ne frappe, nous avions 159 patients à l’hôpital “Divine Word” de Tacloban. Nous étions 16 sœurs en tout habitant au troisième étage d’un des bâtiments de l’hôpital au moment de cette calamite. Notre communauté de l’hôpital avait atteint cette taille parce que les soeurs membres de la communauté du Collège sainte Scholastique à Tacloban ont décidé de nous rejoindre juste quelques minutes avant que les grands vents arrivent. Si elles ne l’avaient pas fait, l’une ou l’autre pourrait avoir péri puisque leur couvent a été détruit à 75 %.  
 
Il est de notoriété publique qu’au plus fort du typhon, et juste immédiatement après, l’hôpital “Divine Word” était le seul établissement médical resté en service tandis que les autres, gravement endommagés avaient cessé. Nous saluons nos médecins résidents, les infirmières et le personnel qui durant un tour d’horloge complet, ont servi non-stop toutes les victimes du typhon.

En ce vendredi 8 novembre, lorsque les vents terrifiants ont frappé l’hôpital, tous les appareils de climatisation dans les chambres des patients ont littéralement été projetés à terre. Nous avons eu de la chance que personne n’a été blessé. Certaines chambres ont vu leurs fenêtres voler en éclats et parfois aussi leurs portes. Tous les patients ont été conduits hors des chambres, dans les couloirs, où ils étaient plus en sureté. Dès que les patients ont été installés dans les couloirs, les sœurs ont mené la prière du chapelet, pour calmer les peurs.

Le dimanche 10 novembre, nous avons dû évacuer tous les patients sans demander de paiement de facture d’hospitalisation. Nous n’avions plus d’eau courante, plus d’électricité, plus de médicaments, ni de nourriture. Cependant, beaucoup d’entre eux sont restés à l’hôpital quelques jours en plus, parce qu’il n’y avait pas de moyens de locomotion, ou qu’ils n’avaient plus de maisons en lesquelles retourner. D’autre part, les soins d’urgence pour les victimes du typhon n’ont jamais cessé. A partir du moment où la salle d’urgence, au rez de chaussée, a été inondée, le hall du deuxième étage est devenu salle d’urgence, emplie de patients souffrants d’hémorragie. Dix patients sont décédés, dont deux dans l’unité de soins intensifs, qui sont décédés au moment où les appareils d’assistance ont cessé de fonctionner à cause de la panne de courant.

Durant deux jours nous avons été totalement coupées du reste du monde, car aucun moyen de communication ne fonctionnait. Ensuite l’UNICEF a pu mettre en place un centre près du bureau de police où les gens pourraient faire des appels gratuits et avoir accès à Internet. Là j’ai fait la file avec deux autres sœurs, juste pour communiquer avec notre Mère Prieure, pour l’assurer que nous étions toutes sauves, et pour lui donner la liste des médicaments et des fournitures médicales dont nous avions besoin pour nos patients.
 
Les toits de deux de nos bâtiments ont été arrachés, les plafonds et lignes électriques ont été détruits. Les couteux équipements de laboratoire, les véhicules, les appareils de la buanderie, les générateurs ont été inondés et détruits par l’eau. Le sol à l’hôpital était jonché de débris de verre, et nos terres de débris et d’arbres tombés. Notre personnel à l’hôpital a continué à travailler, dans des conditions limites – avec peu d’eau et peu de lumière.
 
Autour de nous les scènes que nous avons vues étaient difficilement soutenables, la destruction et la souffrance étaient au-delà de toute description. Les gens marchaient dans les décombres assommés, sidérés. Beaucoup de larmes coulaient, la douleur ne trouvant pas de mots.

Au milieu de cette immense obscurité du paysage, des rayons de lumière ont brillé. Il est venu de cœurs bons, - de cœurs soucieux – et ils nous ont atteints. Des articles de secours, des médicaments, une aide financière et des formes variées de solidarité et de soutien sont venues de tous les coins du pays, et du monde entier, ils ont percé la ténèbre et nous ont apporté espérance et joie.
 
VOUS avez été parmi ceux qui ont répondu en notre temps de détresse. Vous êtes ce rayon de lumière.

Dans la confusion et le chaos des premiers jours de l’arrivée et de la distribution des secours, arrivant à Tacloban, nous avons reçu les premières 5 boîtes (les autres ont été distribuées ultérieurement) des opérations de secours au collège ste Scholastique à Manille. C’était deux boîtes de produits pour intraveineuses, deux boîtes de chocolat Nips et une boîte de boissons chocolatées. Les chocolats Nips ont été notre souper avant la nuit et nous ont sauvé dans les jours qui ont suivi quand la faim est venue. A vous qui avez donné ces chocolats, sachez ce qu’ils ont signifié pour nous et combien ils ont été un signe d’espérance. Sachez qu’aucune action n’est petite dans une situation de vie ou de mort.

Pour nous croyants, la destruction et la mort n’auront jamais le dernier mot, mais bien l’espérance en un Dieu aimant qui travaille à travers les siens comme chacun de vous.
 
Au nom de notre communauté de l’hôpital “Divine Word” et de la communauté du collège de Tacloban, et de toutes les personnes souffrantes de Tacloban et des autres régions atteintes, nos prières et notre gratitude. Dieu vous bénisse et vous récompense au centuple. Votre bonté et votre compassion seront notre source d’inspiration s’élevant à nouveau.
 
A jamais reconnaissantes,
Soeur Ana Maria Raca, OSB
et les soeurs de l’hôpital “Divine Word” à Tacloban  

 
--------------------------------------------------------------------------------------------
Si vous souhaitez aider les soeurs bénédictines missionnaires des Philippines à aider la population, vous pouvez toujours effectuer un versement. Les numéros de compte se trouvent sur le message précédent. Mille merci, les nécessités sont immenses. Notre aide aussi minime soit-elle est bienvenue. Quand on manque de tout, rien n'est trop petit !

dimanche 17 novembre 2013

Solidarité avec nos soeurs bénédictines des Philippines

Voici les nouvelles de nos soeurs bénédictines aux Philippines, 

Rapport à l'Archidiocèse  de Mère Adelaïda, prieure à Manille
14 novembre 2013

Nous, Sœurs Missionnaires Bénédictines de Tutzing, avons trois communautés sur l’île de Leyte : Collège Saint- Scholastique, Tacloban ; Hôpital du Verbe Divin également à Tacloban et le Collège Saint-Pierre à Ormoc . Il n'y avait aucune communication avec les Sœurs jusqu'à aujourd'hui.

Notre école à Tacloban est près de l'aéroport , à Manlurip , l'une des zones fortement touchées par l'onde de tempête. La clôture a disparu comme si elle n'avait jamais été une barrière, m’a-t-on dit , et puisque les Sœurs avaient évacué à la communauté de l'hôpital avant que le typhon frappe, le couvent a été pillé ( l'école aurait été pillée aussi, s’il n’y avait eu la présence de 6 travailleurs qui ont trouvé refuge là-bas). Ils ont tout pris, y compris les robinets, les éviers et les portes. Les sœurs me disent que ce n'est plus propre à l'habitation. L'école est totalement sans toit, donc tout ce qui est dans le bâtiment est perdu : bibliothèque, laboratoires, etc… Certaines sœurs croient que nous ne serons pas en mesure d'ouvrir nos cours de niveau supérieur, et que l’on continuera seulement avec l'école primaire et l’école secondaire . Nous n'avons pas encore pensé à l'évaluation du dommage, parce que nous sommes toujours occupés avec les efforts de secours. Qui parmi leurs employés est mort ? nous ne savons pas encore.

L'hôpital était sous 1,20 mètre d'eau lors de la tempête, de sorte que tous les équipements du laboratoire, de radiographie, les cliniques médicales, IRM, etc. sont tous inutilisables, y compris les véhicules et une clinique mobile. La pharmacie aussi avec tous les médicaments en stock est devenu inutilisable. Cependant des Sœurs, avec l'aide de leurs médecins et employés, ont fait ce qu'elles pouvaient pour traiter ceux qui sont venus demander de l'aide jusqu'à ce qu’ils soient totalement à court de fournitures.

Encore une fois, nous n'avons pas vraiment encore évalué les dégâts. Mais nous sommes heureuses du fait que les secours que nous avons envoyés sont arrivés à l'hôpital. Nous les avons encouragés à partager avec les autres communautés religieuses et avec les familles de nos sœurs là-bas. Jusqu’à maintenant, nous ne connaissons que quatre employés dont la mort est confirmée, mais beaucoup, y compris un médecin orthopédiste, sont toujours portés disparus .

En Ormoc, le couvent n'a plus de toit, forçant les Sœurs à évacuer à la paroisse et à l’infirmerie de l'école. L' ampleur des dégâts, je ne sais toujours pas. Je visite Tacloban et Ormoc demain, peut-être que je vais en savoir plus.

Les familles de nos sœurs de Leyte ont tous signalé la perte de leurs maisons, soit ils sont totalement effondrés ou sont sans-abri. Nous espérons que nous pouvons obtenir de l'aide pour les aider à reconstruire leurs maisons, aussi. Sr Edith Eslopor , une de nos sœurs de la communauté d’Ormoc, a perdu sa jeune sœur Delia et son beau-frère, Jun Estoce , dans l'inondation. Leur fils de 7 ans a survécu.

Merci beaucoup pour les prières et l'assistance . Nous apprécions vraiment cela .
Mère Adelaida Ygrubay
Prieure, Manille
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
si vous connaissez l'anglais, vous pouvez écouter l'interview de sr Celine qui collecte des biens à Manille pour les victimes du typhon, vous aurez aussi une petite présentation de cette communauté des bénédictines missionnaires de Tutzing (170 soeurs en une 20aine d'implantations aux Philippines.) cliquez ici
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Je n'ai actuellement pas de nouvelles de la communauté bénédictine présente sur l'île de Samar...
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Vous êtes sans doute déjà bien sollicités, pour venir en aide aux Philippines… excusez-moi d’en ajouter…
Si vous cherchiez un créneau d’entraide, nous essayons de récolter des fonds pour soutenir les sœurs bénédictines missionnaires de Tutzing dont ces communautés ont été ravagées par le typhon ainsi que leurs œuvres (écoles et hôpitaux).
Vous pouvez verser sur le compte de la communauté à Manille dont dépendent ces communautés. 
via la banque :  Banco de Oro, Taft Avenue Branch, Manila: 
sur leur compte : Prioress of the Community of Benedictine Sisters  
Dollar account:  4580110229    
Swift code:  BNORPHMM

Cependant pour éviter de nombreux frais bancaires, il est mieux de regrouper nos dons pour ensuite les transférer groupés sur leur compte.
Si vous le souhaitez, vous pouvez verser votre contribution sur le compte du monastère, nous enverrons tout à nos soeurs. N'oubliez pas de noter en communication: aide aux Philippines. 
via la banqueBELFIUS, boulevard Pacheco, 1000 Bruxelles.
sur le compte du Monastère Notre-Dame d’Hurtebise 
B. 6870 Saint-Hubert   
IBAN BE74 0680 1144 4007
BIC GKCCBEBB
Si vous ne pouvez aider financièrement, ce qui est tout à fait compréhensible, je suis sûre que vous pourrez accompagner de votre prière le chemin bien difficile de nos sœurs, ainsi que de ceux et celles qu’elles essayent d’aider. Vous pouvez bien entendu diffuser cet appel auprès de personnes susceptibles d’aider.
Ainsi notre solidarité fera se lever un chant d'espérance sur notre terre
Avec toute notre reconnaissance
 De tout cœur en communion